princess on board...soyons honnêtes (tous à poil), faut que je remette les pendules à l'heure (restera quand même 7 heures de décalage entre nous).

Un voyage en business class (où j'ai compris que j'avais une tronche de classe éco), un appart-hôtel pour un mois, avec piscine couverte et club de gym (où je ne mettrai sans doute jamais les pieds, ni les doigts, afin de n'y faire aucune activité qui puisse développer la dopamine, cette hormone du plaisir, qui me ferait me sentir trop bien). Madame Chan (j'ai vérifié, elle n'a pas joué dans La hyène intrépide, mais appelons là tout de même Jackie) qui (? euh...Chan) vient me prendre en taxi pour me faire visiter les appartements.

Bref, Jackie, c'est sa routine de montrer la maid-room dans les appartements que je visite justement. Mais moi, la honte me guette et le doute m'assaille ou m'habite (quel délice ce petit parfum Desprogien). La maid room, c'est la chambre, le cagibi pour la philippine employée à plein temps. Un lavabo et une paillasse. Beaucoup d'appartements "de standing" en sont pourvus (du cagibi, pas de la maid quand même).

Alors oui, j'ai déjà pensé à ma situation d'expatriée. Oui, je sais que l'on vit dans le confort matériel. Les premiers jours en Italie, déjà, je disais à mes enfants, (lors d'une mission donnée par SuperHéros - oui, parfois il sous-traite...) alors que je devenais hystérique en cherchant une espèce d'embout de putain de gazinière (hystérique et vulgaire donc) à travers toute la ville (faut dire que je ne connaissais déjà pas le terme technique du bazar en français et encore moins en italien forcément), que nous étions des privilégiés, qu'il y avait des gens qui changeaient de pays dans un contexte tout autre...(non pas que je sois dame patronesse ("Ce qui permet le dimanche à la grand-messe de reconnaître ses pauvres à soi..."), mais fallait envoyer du positif et de la balance face à mes ouailles à moi, effrayées par une mère aussi peu rassurante).

Oui, je le sais. Et la maid-room me ramène à cette réalité. Et pourtant. Rien n'y fait, il subsite une partie de moi, qui subit (cette partie, ce doit être celle de l'épouse alias "conjoint suiveur" -la polysémie du con me ravit) à moins que ce ne soit la difficulté à désirer ce que j'ai (cette partie, ce doit être celle de la chieuse (alias hyène intrépide))?

 

 

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