carte séisme

La photo ci-dessus, c'est pour illustrer la secousse de ce matin (je vais décevoir Jean-Marie Bigard, je parle d'un vrai séisme), à 8h20 (autant vous dire qu'à cette heure là, j'aurais préféré l'ami Ricoré, avec ses pains et ses croissants). Petit, bref mais bizarre. On dit que tout ce qui est petit est mignon, une partie de moi y croit (celle qui fait un mètre cinquante-quatre) mais l'autre (la partie qui sait que Jean-Marie Bigard ne lit pas mon blog) en doute fortement. Parce que même petit (et bref comme Pépin), ça me perturbe un peu dans mon adaptation à Taipei (et Taiwan en général, où la qualité de vie est assez chouette tout de même). 

Il y a environ un an, le sismologue Wang Chien-ying [王乾盈] (professeur à l’Institut supérieur de géophysique de l’Université nationale centrale) a expliqué que « La croûte terrestre sous Taipei et les zones côtières du nord de Taiwan, là où sont situés trois des quatre centrales nucléaires de l’île, n’est épaisse que de 30 km, ce qui indique que les formations montagneuses dans cette zone sont entrées dans une période de stabilité, rendant la perspective d’une forte secousse sismique moins probable ».

Nous voilà rassurés (l'art est fait pour troubler, la science rassure dixit Georges Braque) même si concernant les centrales nucléaires, le doute m'habite.

Et justement, j'ai voulu répondre à la fameuse question t'habites à combien de kilomètres de Tours d'une centrale nucléaire ? Je suis donc allée glaner des informations, dont je vous livre un condensé (source : reporterre.com) :

Les rassemblements anti-nucléaires ont été quasiment quotidiens à Taipei depuis le onze mars, date d’anniversaire de la catastrophe de Fukushima il y a trois ans. Le lundi 28 avril dernier, le premier ministre Jiang Yi-Huah a annoncé l’arrêt des travaux de la quatrième centrale nucléaire, qui devaient être achevés avant la fin de l’année, et ce jusqu’à l’organisation d’un référendum.

A Taïwan, environ 2 200 séismes sont répertoriés chaque année, dont plus de 200 sont ressentis. L’île subit aussi 5 à 6 typhons par an en moyenne. Cette vulnérabilité fait craindre aux militants anti-nucléaires et à une partie de la population un scénario comparable à celui de la catastrophe japonaise. Sauf que Fukushima est située à près de 300 kilomètres de Tokyo, alors qu’à Taïwan, deux des trois centrales actuellement en activité sont situées à moins de 40 kilomètres de Taipei, au bord de l’océan Pacifique. La quatrième centrale est en construction dans cette même zone, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale.

Taïwan est un des pays les plus densément peuplé au monde, avec 639 habitants au km², six fois plus qu’en France. Des associations écologistes ont évalué à six millions le nombre de personnes à évacuer dans un périmètre de trente kilomètres autour d’une de ces centrales, en cas d’incident majeur.

Et en plus, des déchets nucléaires ingérables

Pour Paul Jobin, ex-directeur de l’antenne de Taipei du Centre Français d’études sur la Chine contemporaine (CEFC), auteur de plusieurs enquêtes sur le nucléaire au Japon et à Taïwan, « l’autre question importante, c’est le traitement des déchets nucléaires, qui s’accumulent à Taïwan. Les plus dangereux sont les barres de combustibles qui sont utilisées. Or, elles sont stockées dans les centrales, c’est-à-dire à trente kilomètres de Taipei pour les centrales numéro un et deux. On est donc dans une configuration très proche de celle de Fukushima. » Selon le chercheur, « ce qui rend le problème plus aigu à Taïwan, c’est son isolement sur la scène internationale ».

L’île-Etat de 23 millions d’habitants n’est reconnue que par 22 pays, parmi les plus pauvres du monde. Il sera difficile alors de trouver un allié qui accepte de recevoir cet encombrant cadeau. Pour le moment, les combustibles usés s’entassent donc dans les trois centrales en activité, et sur l’île des Orchidées, à une soixantaine de kilomètres au large de la pointe sud de Taïwan, pour les déchets faiblement radioactifs.

 

La réponse à la question, c'est donc l'entier naturel qui suit 39 et qui précède 41. Nous voilà réassurés. 

Alice est rentrée de l'école en trouvant "trop" (en français dans le texte) le moment où ils se sont carapatés sous les tables (une des consignes de sécurité en cas de séisme). Je l'ai regardée, dubitative.

J'ai oscillé entre un "heureux soient les fêlés car ils laisseront passer la lumière" d'Audiard et un "la vie c'est dix pour cent de ce qu'on fait et quatre-vingt-dix pour cent de la façon de la prendre" d'Irving Berlin. Ce dernier, puisque mort à 101 ans, a remporté assez vite le duel (sa longévité comme preuve de la véracité de sa citation).

Si des plaques tectoniques ce matin m'avaient chanté je me lève et je te bouscule, de mon côté et avec entrain, je pouvais me chanter du Larusso (ouai, parfaitement, j'ai décidé de soigner le mal par le mal) Tu oublieras si c'était en avril, en septembre ou en juillet s'il faisait du soleil ou si la pluie tombait tu oublierasMes filles m'ont demandé d'oublier la chanson (elles savent pas encore que l'art, c'est fait pour troubler...)

 

quelle chanson prémonitoire de sa carrière tout de même...

 

 

 

le matériel pédagogique de Valérie de Turin

madeinvalérie

les billes airsoft de Ghis de Lyon (sachet trouvé sur l'aquaparc abandonné de Sitges en Espagne)

madeinghis

les perches du dressing-en-hauteur de Léna de Hong-Kong

madeinléna