Dans quelques jours je fais le trajet dans le sens inverse, le temps des vacances.

Je vais retrouver les yeux ronds, l'arrogance, le vin rouge, le ciel bleu, ma famille et mes amis. Ré-entendre parler (et parfois aboyer) français dans la rue ( par ici, comme dirait mon amie Corinne -que j'embrasse : "ça miaule quand même pas mal" ). Comprendre les modes d'emploi et la liste des ingrédients.

Dans quelques jours, je vais re-fermer mon sac à main, qu'on peut ici laisser ouvert, béant, dans le métro, dans le bus, en terrasse, avec son iphone en évidence et sa rolex au poignet (enfin, pour les plus de 50 ans qui n'ont pas raté leur vie -quel suspens, verdict dans 20 ans pour ma pomme...). Je vais oublier un temps d'acheter des bières à 23h12 au coin de la rue, de prendre le taxi (qui coûte deux balles sans le mars). Je vais devoir faire sans la gentillesse des taiwanais et sans la tranquillité de Taipei (2 620 000 habitants intra muros).

Un peu l'impression que je quitte l'île aux enfants. C'est sûr, Taiwan, c'est pas l'île de la tentation ! Enfin bon, chacun ses goûts, mais superhéros -qui justement connaît les miens- s'est assuré, avec cette destination, de dormir sur ses deux oreilles à Pékin, Séoul ou Kuala Lumpur). Si l'on y réfléchit bien, le point commun entre l'île de la tentation et l'expatriation (outre la rime en -tion) , c'est le test de l'amoooooour ( le taux de divorce des couples expatriés serait supérieur de 40% au taux de divorce hexagonal...où quand l' exotisme frappe à ta porte). Il parait que le désoeuvrement de la conjoint-suiveur est un facteur bien connu d'éclatement des couples (tiens, femme d'expatrié, prends ça dans ta face) (en même temps, c'est logique, elle, elle est trop désoeuvrée pour ouvrir la porte à l'exotisme qui fait toctoc, alors lui, il ouvre et paf, c'est l'éclatement du couple). Bon, je m'égare (en grève ?) d'autant qu'en emporte le vent.

Donc, je quitte le climat tropical, le temps des vacances. Pas désoeuvrée pour un dollar taiwanais, en pleine forme, parce que je bois beaucoup de jus d'asperge et d'essence de poulet (un peu comme une poule qui prend un rail de coq). Et je pense très fort à mon amie-truffe Françoise qui s'envole ce matin pour Chandigarh (toujours en grève ?), avec ses enfants sous le bras, rejoindre son superhéros. I believe we can fly.

astronautes

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2 nouvelles photos dans le made-in et bientôt le résultat du jeu.

 

Cuillère DOZ la cuiller du pot de sucre de Nicole de Rennes

 

 

crayons Iris les crayons d'Iris, de Toulouse