j'en ai vu j'en ai tourné des pages (...) c'est un beau cadeau l'amour en héritage...Ahhhh Nana, tu m'es revenue en version musicale, façon Bontempi (tant pis aussi) bien au-delà du temps, bien au-dessus des océans, un matin de cette semaine, sortie d'une petite enceinte de la salle de pilates. ça m'a ramenée direct -et je ne sais pas pourquoi à l'autre fascinant feuilleton des années 80, Les oiseaux se cachent pour mourir et moi pour fumer (enfin, je veux dire un peu plus tard à la même période) Maggy et Meggie succédaient alors à Zora (j'en ai parlé avec émotion ICI) en commun des chevelures rousses, libres et rebelles (Larousso où es-tu ?) (j'en ai aussi parlé avec émotion ). Et mes filles regardent des clips de puputes dansantes et chantantes sur youtube. Où êtes-vous Angélique et Sissi ? Nostalgie quand tu gis.

Le lendemain, (alors que Super-H était en Corée avec Sarkozy )(enfin en même temps que lui - après avoir fait Berlin en même temps que Valls) c'est Carla Bruni (avec son album aussi soporifique que mon prof de maths de 4ème - et qu'était  malheureusement ni le sosie du père Ralph de Bricassart, ni de Joffrey de Peyrac) qui m'a accompagnée lors d'un déjeuner dans une toute nouvelle crêperie de Taipei (qui n'avait à peu près de français que le fond sonore (pourquoi ne pas avoir préféré à Carla, le loup, le renard et la belette version Nolwen Leroy, au moins on se serait rapproché de la Bretagne (à défaut du talent) 

Les taiwanais aiment les français, à n'en pas douter (comme le Super-Héros son taf- c'est dire !) Ils nous trouvent tellement romantiques. Et moi je les trouve tellement gentils (c'est aussi raciste de dire que les taiwanais sont gentils que de dire que les juifs ont de l'humour, non ?). Sérieusement. Je vous raconte. A deux reprises, il m'est arrivé de me retrouver sous une pluie battante à attendre que le feu piéton passe au vert, et que de façon tout à fait naturelle, une personne se rapproche de moi pour me faire partager la protection de son parapluie. Et ce n'est pas de la galanterie, puisqu'ils ne tiennent pas la porte ici, tu peux te la prendre pleine face si tu n'y prêtes garde). De même, il est arrivé à l'une de mes (adorables) filles d'oublier son sac dans un taxi (sac avec un iphone dedans quand même- y a que les cons qui changent pas d'avis...c'était un non ferme et catégorique le portable avant Taiwan). Donc, à Taipei, quand ça arrive, au lieu de menacer de pension en Suisse (même si en vrai t'aurais pas la thune évidemment) et ben tu chantes du Nana Mouskouri (quand tu chantes quand tu chantes, ça va, ad libitum !) tellement t'as pas besoin de prier Saint Antoine de Padoue (oui, mon athée de mère nous le faisait prier - j'ai reçu mes seins en héritage- quand on perdait quelque chose). T'as pas besoin de prier parce que le chauffeur de taxi te rapporte ton sac ! Et enfin, dernièrement, j'ai oublié mon sac dans un restaurant (oui, bon on est un peu cons-cons dans la famille, on pourrait participer à Perdus de vue si Pradel sévissait encore) bon je m'égare et bien, quand je suis retournée dans le restau, mon sac était resté au même endroit (c'est-à-dire par-terre) et la dame s'était assise à côté et m'attendait.

Bon alors quoi ? C'est culturel ? Ils ont reçu la gentillesse en héritage les taiwanais ? J'ai l'impression que c'est un cercle vertueux : la gentillesse rend gentil, parce qu'il faut que je vous raconte. Depuis quelques temps, moi-même, j'aide mon prochain, nan j'déconne. Quoi que, à la reflexion, je ne manifeste pas à la manif pour tous (qui a tendance à me donner des symptômes Ebola-ique, ebo-laïque). Ils ont peut-être pas reçu l'amour en héritage ? Et les oiseaux se cachent pour mourir -de honte.

 

 

 

LES OISEAUX SE CAHNET POUR MOURIR 22